Un Certain Regard 2018 a proposé dans sa compétition 18 films. 6 d’entre eux étaient des premiers films. Le film d’ouverture était DONBASS de Sergei Loznitsa. Présidé par Benicio Del Toro (acteur, américano-portoricain), le Jury était composé d’Annemarie Jacir (réalisatrice et scénariste, palestinienne), Kantemir Balagov (réalisateur, russe), Virginie Ledoyen (actrice, française), et Julie Huntsinger (directrice exécutive du Festival du Film de Telluride, américaine).

« Nous pensons que parmi les 2 000 films proposés au festival cette année, les 18 sélectionnés au Certain Regard – depuis l’Argentine jusqu’à la Chine – sont tous à leur manière des vainqueurs. Au cours des 10 derniers jours, nous avons été extrêmement impressionnés par la grande qualité du travail présenté, mais au final nous avons été particulièrement émus par les 5 films suivants. » (le jury)

Prix Un Certain Regard : Gräns (Border) de Ali Abbasi

Synopsis – Tina, douanière à l’efficacité redoutable, est connue pour son odorat extraordinaire. C’est presque comme si elle pouvait flairer la culpabilité d’un individu. Mais quand Vore, un homme d’apparence suspecte, passe devant elle, ses capacités sont mises à l’épreuve pour la première fois. Tina sait que Vore cache quelque chose, mais n’arrive pas à identifier quoi. Pire encore, elle ressent une étrange attirance pour lui. Alors qu’elle développe un lien spécial avec Vore et découvre enfin sa véritable identité, Tina réalise également la vérité sur elle-même : comme Vore, elle n’appartient pas à ce monde. Son existence toute entière se base sur un mensonge et elle doit maintenant choisir : continuer à vivre dans cette imposture ou embrasser les révélations terrifiantes de Vore.

Prix du scénario : Sofia de Meryem Benm’Barek

Synopsis – Sofia, 20 ans, vit avec ses parents à Casablanca. Suite à un déni de grossesse, elle se retrouve dans l’illégalité en accouchant d’un bébé hors mariage. L’hôpital lui laisse 24h pour fournir les papiers du père de l’enfant avant d’alerter les autorités…

Prix d’interprétation : Victor Polster pour Girl de Lukas Dhont

Synopsis – Lara, 15 ans, rêve de devenir danseuse étoile. Avec le soutien de son père, elle se lance à corps perdu dans cette quête d’absolu. Mais ce corps ne se plie pas si facilement à la discipline que lui impose Lara, car celle-ci est née garçon.

Prix de la mise en scène : Sergei Loznitsa pour Donbass

Synopsis – Dans le Donbass, région de l’est de l’Ukraine, une guerre hybride mêle conflit armé ouvert, crimes et saccages perpétrés par des gangs séparatistes. Dans le Donbass, la guerre s’appelle la paix, la propagande est érigée en vérité et la haine prétend être l’amour. Un périple à travers le Donbass, c’est un enchainement d’aventures folles, dans lesquelles le grotesque et le tragique se mêlent comme la vie et la mort. Ce n’est pas un conte sur une région, un pays ou un système politique mais sur un monde perdu dans l’après-vérité et les fausses identités. Cela concerne chacun d’entre nous.

Prix spécial du jury : Chuva é cantoria na aldeia dos mortos (Les Morts et les autres) de João Salaviza et Renée Nader Messora

Synopsis – Ce soir, dans la forêt qui encercle le village, le calme règne. Quand les vivants s’endorment, la forêt se réveille. Ihjãc, un jeune indigène Krahô vivant au nord du Brésil, fait des cauchemars depuis qu’il a perdu son père. Il marche dans l’obscurité, son corps en sueur se déplace avec précaution. Quand un chant lointain se fait entendre à travers les palmiers, c’est la voix de son père disparu qui appelle son fils à la cascade. Car voici venu le temps d’organiser la cérémonie funéraire pour que l’esprit du père puisse rejoindre le village des morts et que le deuil prenne fin. Échappant à son devoir et refusant de devenir chaman, Ihjãc décide de s’enfuir vers la ville. Loin de son peuple et de sa culture, il se confronte alors à la dure réalité qui est la sienne, celle d’un indigène dans le Brésil d’aujourd’hui

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