Le cœur de Paris bat depuis toujours pour le cinéma : il en est plein d’écoles, de formations, de tournages, de création et d’inventions. Mais le cinéma a peut-être besoin d’autre chose et de davantage de sens, comme le monde tout entier qui évolue sans cesse, bouillonne et cherche où il se rend. L’école internationale de la DBIMA s’inscrit pleinement dans cette effervescence et ouvre ses portes à la rentrée.

Implantée au cœur du XXe arrondissement, la formation proposée par la DBIMA se divise en deux pôles de formation : l’un pour de jeunes étudiants, l’autre pour les professionnels qui souhaitent continuer de se former. De la préparation de projets à la post-production, l’école compte être un vivier de création capable d’assurer toutes les étapes d’un film. Ainsi, il sera possible aux étudiants de concrétiser leurs idées en bénéficiant d’un suivi pour leurs projets de films. Chacun pourra donc repartir de l’école avec sa création sous le bras.

Une sélection d’entrée éthique et réduite

L’idée de monter cette école remonte seulement à un an. Il n’en fallait pas plus pour que le réseau enseignant des salésiens de Don Bosco, déjà implanté dans plusieurs pays, mette en place ce programme hautement professionnel. « C’est une école internationale d’enseignement supérieur, précise le père John Paul Swaminathan, directeur de l’école. Nous suivons le parcours de nos autres écoles salésiennes de Los Angeles, Londres et Mumbai, dédiées à la formation audiovisuelle, car cette académie est portée par l’ONG DBIEM (Don Bosco Intuitions Entertainers Media) qui soutient des projets artistique et culturel dans 138 pays, dans la lignée de Don Bosco. »

Quatre administrateurs soutiennent la direction, parmi lesquels Hubert de Torcy, fondateur de la société de distribution Saje, et Jean-Marie Petitclerc, prêtre et grand pédagogue auprès des jeunes en difficulté. Ce corps enseignant, assez singulier, est là pour porter le regard plus loin et soutenir une jeunesse avide de création et de sens. En effet, les maîtres mots ici sont l’éthique, le respect de la nature, le goût du spirituel ou encore l’humanitaire.

La sélection des étudiants se fait strictement en fonction de ces aspirations. « Nous acceptons uniquement vingt jeunes, dix pour le cursus de trois ans et dix jeunes professionnels qui ont envie de compléter leur formation. Nous avons ensuite les cours en ligne, pour lesquels le nombre est illimité. » Le coût de la formation est en moyenne 60 % moins chère par rapport aux écoles internationales de Paris « grâce aux aides financières de l’ONG ».

Un atout : la réalisation d’un projet durant la formation

L’école encourage concrètement les projets environnementaux ou spirituels, en mettant à disposition des étudiants des lieux porteurs. « En Belgique, nous avons un château au milieu d’une forêt, détaille le directeur de la DBIMA, ainsi qu’un lieu près de Toulon et un autre près de Cannes, dans lesquels les jeunes apprendront à écrire une histoire en lien avec le respect de l’environnement. Ensuite, nous avons des lieux spirituels pour effectuer ce même travail dans un but plus spirituel. »

L’univers de la mode est aussi de la partie, grâce au contact de l’ONG avec de nombreux professionnels du milieu. Sans compter toute la dimension d’ouverture sur le monde, avec une portée très internationale.

Le point positif indéniable de cette nouvelle école réside sans doute dans la réalisation d’un projet pendant la formation. « Notre enseignement se fonde sur le projet de l’élève, confirme le père John Paul Swaminathan. Nous les aidons à financer une partie de leur film et à le mettre en place. À la fin de l’année, chacun aura réalisé son projet cinématographique. » L’école possède d’ailleurs son propre studio de montage.

Pragmatisme et professionnalisme

Pour aller plus loin, l’école va créer en janvier prochain sa propre plate-forme en ligne pour aider à la diffusion de ces films. Une formation BTS sera également lancée l’an prochain, dans ce même souci de professionnalisme.

« Nous avons déjà des entreprises prêtes à prendre nos élèves chez eux, car ils font confiance à la formation de notre institution », précise le directeur de l’école, pour rassurer ceux qui souhaitent s’intégrer au plus vite dans le milieu de l’audiovisuel, tout en bénéficiant d’un enseignement de qualité. Mais pour ceux qui souhaitent simplement se perfectionner, le directeur leur conseille « de faire la spécialisation réalisation, qui est de niveau master, pendant deux ans. Il y a la possibilité d’effectuer les trois premiers semestres en ligne et le quatrième sur place. Ensuite, les professionnels qui travaillent déjà dans le milieu peuvent choisir des cours intensifs, que nous proposerons plus tard, pour améliorer leurs compétences et leur maîtrise des nouvelles technologies. »

La formation initiale commence à la mi-septembre, celle de niveau master au début du mois d’octobre. Les écoles de cinéma salésiennes basées en Inde et aux États-Unis fonctionnent déjà à plein régime ; étant donné les effectifs réduits pour assurer un suivi de qualité, celle de Paris devrait sans doute pouvoir les imiter très prochainement.

Louise ALMÉRAS

En savoir plus : DBIMA



Crédits photographiques : DBIMA



 

 

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