À 74 ans, Danny Trejo, acteur d’origine mexicaine, est devenu incontournable avec près de 370 apparitions sur le grand (Desperado, Les Ailes de l’enfer, Heat) et le petit écran (Breaking Bad, X-Files et Sons of Anarchy) sans compter la publicité. Presque à chaque fois, il a le mauvais rôle.

Dans sa jeunesse, il est doué pour la boxe et veut passer professionnel, mais il sombre dans la drogue et est incarcéré plusieurs fois pendant onze ans. En prison, il remporte des championnats chez les poids légers puis les welters. Une vente de fausse cocaïne à un policier sous couverture le fait une nouvelle fois tomber et il décide en détention de lutter contre son addiction.

Pendant sa cure de désintoxication, il rencontre le scénariste Eddie Bunker. En 1985, alors que Bunker travaille sur le film Runaway Train, il lui offre un emploi : entraîner l’acteur Eric Roberts, qui joue dans le film, pour des scènes de combat. Il sera payé 320 dollars par jour, une proposition qu’il accepte aussitôt.

Le réalisateur, le Russe Andreï Konchalovsky, lui offre ensuite un petit rôle dans le film. « Je ne savais pas à quoi ressemblait un tournage, et les gens ont commencé à m’appeler Monsieur Trejo, dit-il en riant. Le monde peut penser que vous êtes une vedette, mais moi non, c’est un travail comme vous faites le vôtre, c’est ce que je fais pour gagner ma vie. »

« On a toujours besoin d’un méchant, et ce qui est bien avec les méchants c’est qu’ils ont toujours du travail. » Et il a tout pour correspondre au rôle : des tatouages, notamment celui d’une femme coiffée d’un sombrero, des cicatrices, de grosses moustaches, de petits yeux et un fort accent espagnol. Bref, le cliché du « bandido » latino dont il s’amuse.

avec AFP



 

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