C’est le jeu vidéo pour couple par excellence ! Élu jeu de l’année au Game Award 2021, It takes two est, comme son nom l’indique, un jeu coopératif, à l’univers particulièrement réjouissant. L’univers, le gameplay, l’humour, l’intelligence des situations, le graphisme… Tout est réussi. De quoi redonner du souffle dans un amour au quotidien (ça marche aussi pour les relations parents-enfants).

Edité par EA Originals et développé par Hazelight Studios, It Takes two est le deuxième jeu vidéo, du réalisateur libano-suédois Josef Fares, après A way out, sorti en 2018. Élu jeu de l’année au Game Award 2021, « It takes two » est, comme son nom l’indique, un jeu coopératif, à l’univers particulièrement réjouissant. C’est notre instant critique du jour.

Tout démarre sur un scénario pour le moins classique : rien ne va plus entre Cody et May et le couple décide de divorcer. Mais leur fille Rose leur jette un sort, avec l’aide d’un livre magique sur l’amour, nommé Docteur Hakim. Ses deux parents se retrouvent transformés en petites poupées de chiffons et vont devoir suivre les conseils du Docteur Hakim pour réparer leur relation, afin de pouvoir reprendre forme humaine.

 

Disons-le d’emblée : nous avons été conquis ! Car si le scénario ne transcende pas par son originalité, l’univers, le gameplay, l’humour, l’intelligence des situations, le graphisme… Tout est réussi.

Pour se lancer dans l’aventure, il faut donc impérativement être deux. L’un joue Cody, l’autre May. L’un des premiers points à soulever est que, comparé à d’autres jeux de coopération où il faut sans cesse attendre l’autre, pour avancer ou lorsqu’un des deux personnages meurt, It Takes two est particulièrement agréable à jouer grâce à un écran séparé en deux, qui permet à chacun de se déplacer librement, sans avoir à attendre l’autre.

En couple, en famille ou entre amis, le jeu présente l’avantage d’être accessible et divertissant pour les joueurs encore novices en jeu vidéo, quitte à paraître peut-être un peu trop simple pour les plus expérimentés. Mais ce n’est pas pour sa difficulté qu’on se lance dans cette aventure, mais bien pour son originalité et sa diversité.

Chaque niveau nous embarque dans un nouveau monde, empli de détails et de poésie. À la manière d’un Chéri, j’ai rétréci les gosses, Cody et May redécouvrent leur maison et dépoussièrent ces meubles et objets accumulés au fil de leur histoire. Traversant le garage, le jardin, la chambre d’enfant, l’univers glisse progressivement vers un monde de plus en plus intérieur pour les personnages, révélant au fur et à mesure, leurs rêves et désirs oubliés.

On y rencontre le vieil aspirateur, délaissé pour un nouvel appareil plus moderne, qui réclame qu’on le répare, ou encore le meilleur ami de Rose, une peluche de singe cosmonaute qui accuse les parents de faire passer leur bonheur et intérêts personnels avant celui de leur fille. Interdépendants, Cody et May vont devoir communiquer et s’entraider, pour réussir chaque niveau et se sortir de mauvaises passes.

Guidés par le Professeur Hakim, qui insiste – parfois un peu lourdement – sur les valeurs qui font la force et la réussite d’un couple uni, May et Cody vont bien évidement finir par se retrouver, en se replongeant dans les souvenirs d’un passé plus heureux et en redécouvrant leurs qualités réciproques.

Il y a, dans l’univers de It Takes two, une infinité de détails, souvent très amusants et  toujours rafraîchissants, mais surtout des séquences variées et véritablement créatives : jeux d’arcade, batailles de boules de neige, combats de boss, puzzle, minis-jeux…  Il y a vraiment de tout et pour tous les goûts ! Pas de répétitions, mais sans cesse de nouvelles propositions : les différents chapitres s’enchainent avec fluidité, pour chaque fois mieux nous surprendre.  Les animations sont soignées et les graphismes sublimes, nous plongeant dans un monde à la fois candide, ludique et enchanteur.

C’est donc quelques heures de divertissement d’une qualité et d’une créativité indéniable que nous offre Josef Fares avec ce nouveau jeu, qui plaira sans aucun doute, aux plus ou moins jeunes !

Maïlys GELIN

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