La Croix s’intéresse au débat autour de la reconnaissance faciale. Alors que cette technologie reste en principe interdite en France en raison de la loi Informatique et libertés ainsi que du Règlement européen de protection des données (RGPD), il existe des exceptions de plus en plus nombreuses en raison d’autorisations délivrées « à titre expérimental » par des collectivités territoriales, au nom de la sécurité.

Cette technologie a ainsi été utilisée lors du carnaval de Nice, lors d’un match de football à Metz début février mais aussi dans les aéroports parisiens. La multiplication des expérimentations a encouragé la CNIL à réclamer l’organisation d’un débat public sur le sujet fin 2019.

La reconnaissance faciale fait en effet l’objet d’oppositions de la part d’associations comme la Quadrature du Net, qui appelle à une interdiction pure et simple du dispositif. L’association s’oppose régulièrement aux projets de reconnaissance faciale devant la justice administrative et a obtenu, le 27 février dernier, l’interdiction de mettre en place des portiques de reconnaissance faciale à l’entrée de deux lycées à Nice et à Marseille.

Le tribunal administratif de Marseille avait notamment jugé que ce système, encouragé par la région, ne relevait pas d’un « motif d’intérêt public » et que les lycéens n’étaient pas libres de s’y soumettre ou non. Il s’agit selon l’article d’une première décision en ce sens rendu par un tribunal. Par ailleurs, une autre audience s’est tenue hier dans le même tribunal sur les systèmes de détection automatique de comportements jugés suspects installés à Marseille.

Lire l’article complet de Loup Besmond de Senneville sur le site du journal La Croix.

 

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