Doyenne des acteurs et actrices du monde entier depuis 2014, Renée Simonot vient de mourir à l’âge canonique de 109 ans (1911-2021). Mère de Catherine Deneuve et Françoise Dorléac, elle a fait carrière comme comédienne au théâtre, mais aussi comme doubleuse de cinéma, notamment d’Olivia de Havilland et de Judy Garland.

Retour sur la vie et la carrière de la comédienne en trois petites anecdotes.

1/ Une carrière précoce

Si Renée Simonot décide d’arrêter sa carrière au théâtre lors de la naissance de sa quatrième fille Sylvie en 1946, elle a commencé à jouer très jeune ! C’est en effet à l’âge de sept ans qu’elle monte pour la première fois sur scène, au théâtre de l’Odéon, en 1918 !

Elle se souvient encore : « J’y suis entrée à la fin de la Première Guerre mondiale, dans Les cloches de Corneville. Je me souviens encore de la seule réplique que j’avais à dire : ‘‘Ah, je ferai comme papa, je resterai garçon’’. »

Elle devient doyenne du théâtre de l’Odéon à trente ans.

2/ L’une des premières doubleuses de cinéma

Renée Simonot a vu l’arrivée du cinéma parlant en 1929. Elle est alors l’une des premières femmes à faire du doublage dès le début des années trente.

Elle double en français de célèbres personnages, telles Dorothy dans Le magicien d’Oz en 1939 et Charlotte Brontë dans La Vie passionnée des sœurs Brontë en 1940.

Si elle décide de mettre un terme à sa carrière théâtrale alors qu’elle est encore jeune, Renée poursuit sa carrière de doubleuse jusqu’en 1990 : elle double ainsi Winona Ryder âgée dans Edward aux mains d’argent. Ça sera son tout dernier enregistrement.

3/ Simonot/Deneuve

Renée Simonot a choisi ce nom de scène en hommage à monsieur Simonot, artiste lyrique et ami de sa mère, qui est devenu son parrain dans le métier. La comédienne disait néanmoins avec humour : « Mais jeune fille, je m’appelais Deneuve, comme Catherine ! »

Si la fille est devenue plus célèbre que la mère, Catherine Deneuve a toujours gardé une relation très proche avec elle : « Je lui dois tout. Mon énergie, par exemple, vient des gènes de ma mère. Mes sœurs et moi, nous tenons d’elle. »

Maïlys GELIN

 



 

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